“Je n’en voulais pas vraiment… et pourtant je suis devenue mère”
- cecilepomponne
- 5 mai
- 2 min de lecture

C’est une phrase que j'entend très souvent dans mon cabinet : à demi-mot, avec pudeur, parfois avec culpabilité mais de plus en plus assumée.
Certaines femmes deviennent mères alors qu’au départ… ce n’était pas un désir profond.
Pourquoi ?
Parce qu’il y a, autour de la maternité, beaucoup de pressions invisibles.
👉 La pression sociale “Tu verras, tu changeras d’avis.” “Une femme finit toujours par vouloir un enfant.”
👉 La pression du couple : Le désir de l’autre. La peur de le perdre. L’envie de “construire quelque chose”.
👉 L’horloge biologique : Cette idée qu’il ne faut pas “rater le moment”. Qu’il faut décider vite.
👉 Le doute… et l’espoir que le désir viendra après “Je ne suis pas sûre… mais peut-être que ça viendra.”
👉 Et parfois… l’accident de vie : Une grossesse non prévue, qui amène à faire un choix dans l’urgence.
Mais que se passe-t-il quand ce choix n’est pas pleinement aligné ?
Il ne s’agit pas de dire que ces femmes n’aiment pas leur enfant. Bien sûr que l’amour peut être là.
Mais il peut aussi y avoir beaucoup de difficultés à créer un lien avec un lui, une dépression post partum, un sentiment de perte de soi, des ambivalences difficiles à exprimer, parfois l'incompréhension du conjoint.
Cela reste encore un sujet tabou même si la société avance !
💛 Devenir mère est un choix immense. Il mérite d’être questionné, réfléchi, respecté — dans un sens comme dans l’autre.
Ne pas vouloir d’enfant est une position légitime. Hésiter est normal. Changer d’avis aussi.
Mais faire ce choix pour soi — et non sous pression — fait toute la différence.
En tant que thérapeute familiale et conjugale, je rencontre ces questionnements. Avant, pendant ou après.
Il n’y a pas de “bonne” réponse universelle. Mais il y a votre réponse, celle qui mérite d’être entendue.
💬 Et si on laissait plus de place à une parole libre, sans jugement ?




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